Solutions fondées sur la Nature

Les Solutions Fondées sur la Nature pour protéger les littoraux : comment ça marche ?

Article publié initialement le 06/11/2025 – mis à jour le 28/01/2026
EN BREF

Face à l’érosion côtière, à la montée du niveau de la mer et à l’intensification des tempêtes, de nombreux territoires littoraux cherchent des alternatives aux ouvrages de protection « durs » comme les digues ou les enrochements. Les solutions fondées sur la nature (SfN) s’inscrivent dans cette logique en s’appuyant sur le fonctionnement naturel des écosystèmes côtiers pour réduire les risques tout en préservant l’environnement.

Ces solutions reposent sur la restauration ou la préservation de milieux naturels tels que les dunes, marais, récifs, plages ou herbiers marins, qui jouent un rôle essentiel dans l’atténuation des aléas, la protection de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique. Contrairement aux infrastructures artificielles, les SfN évoluent avec les dynamiques naturelles et offrent de multiples bénéfices écologiques, sociaux et économiques.

Toutefois, leur mise en œuvre nécessite une bonne compréhension des écosystèmes, une planification à long terme et une intégration dans les politiques d’aménagement du littoral. Les solutions fondées sur la nature ne constituent pas une réponse universelle, mais elles représentent un levier clé pour renforcer la résilience des territoires côtiers face aux impacts du changement climatique.

Les Solutions fondées sur la Nature représentent une approche innovante et prometteuse pour relever les défis majeurs auxquels nos littoraux sont confrontés. Mais entre la compréhension du concept et sa mise en œuvre concrète sur le terrain, il y a parfois un cap essentiel à franchir.
Comment, concrètement, des écosystèmes naturels peuvent-ils nous protéger efficacement des tempêtes et de la montée des eaux ? Quels sont les mécanismes naturels à l’œuvre dans une dune, un marais ou une mangrove qui en font des remparts contre la mer ?
Après avoir exploré les principes fondamentaux et les bénéfices multiples des SFN, il est temps de plonger au cœur de leur fonctionnement. Car si l’idée de « laisser la nature nous protéger » peut sembler séduisante, elle reste abstraite tant qu’on n’en comprend pas les mécanismes précis…

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Préserver, restaurer et gérer durablement les plages et les dunes

Le système plage-dune constitue notre premier rempart naturel face à la mer. Sa préservation et sa restauration, incluant les forêts dunaires, représentent donc une priorité absolue. L’action principale consiste à favoriser la végétalisation, qui permet de retenir et de stabiliser le sable.

Les bénéfices de cette approche sont multiples et complémentaires. Contre la mobilité dunaire, la végétation fixe efficacement le sable et dissipe l’énergie du vent, empêchant les dunes de se déplacer vers l’intérieur. Contre l’érosion, la stabilisation du sable réduit considérablement les risques de perte de matière. Face aux submersions marines, les dunes constituent un obstacle physique efficace qui absorbe l’énergie des vagues.

Mais le plus remarquable réside dans la résilience du système : les transferts naturels de sable entre la plage et la dune permettent une adaptation dynamique aux aléas. Lors d’une tempête, la dune peut perdre du sable qui vient alimenter la plage, absorbant ainsi l’énergie des vagues. Lors des périodes calmes, le vent ramène progressivement ce sable vers la dune, reconstituant naturellement le stock. Ce mécanisme d’autorégulation, gratuit et automatique, est impossible à reproduire avec des infrastructures artificielles.

Des exemples concrets

L’arrêt du nettoyage mécanique sur les plages de Biscarosse (Landes)

Afin de préserver la laisse de mer et le fonctionnement naturel du système dunaire, véritables alliés face aux phénomènes d’érosion et de fragilisation des plages, la commune de Biscarosse a remplacé le nettoyage mécaniques des plages par un nettoyage manuel ciblé. Cette technique, moins perturbante pour les écosystèmes littoraux, permet de maintenir les éléments naturels essentiels à la stabilité des plages, à l’amortissement des vagues mais aussi à la préservation de la biodiversité.

Protection et restauration des dunes du Delta du Golo (Corse)

Situé entre les communes de Bastia et Penta di Casinca, le Delta du Golo est une zone de formation basse et sableuse, avec un lido (un cordon littoral isolant une lagune) affecté par l’érosion et particulièrement vulnérable aux différents aléas côtiers. Mais c’est également un territoire biologiquement riche qu’il devenait urgent de protéger. Le projet de protection s’est déroulé sur 3 ans (2018-2021). Les mesures prises – pose de barrières en bois, installation de plot empêchant les véhicules de se rendre sur la plage etc. – ont permis de reconstruire et de stabiliser les cordons dunaires afin qu’ils soient à nouveau en mesure d’assurer leur rôle de barrière naturelle contre la mer.

Découvrir le projet en détails

Solutions fondées sur la Nature
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Préserver, restaurer et gérer durablement les marais, estuaires et lagunes

Ces écosystèmes jouent un rôle crucial de zones tampons face aux aléas naturels. Leur capacité à stocker temporairement de grandes quantités d’eau en cas de submersion permet d’atténuer considérablement l’impact des tempêtes sur les zones habitées situées en arrière.

Les marais et les estuaires fonctionnent comme des éponges naturelles, absorbant les surplus d’eau lors des événements exceptionnels et les restituant progressivement ensuite. Cette régulation hydrique naturelle offre également des solutions prometteuses pour gérer la montée progressive du niveau de la mer, en créant des zones d’expansion qui s’adaptent naturellement à la nouvelle configuration.

Un exemple concret

Mise en œuvre d’une gestion adaptative aux changements globaux dans les étangs et marais des salins de Camargue (Bouche-du-Rhône)

Les salins de Camargue couvrent 6 500 hectares d’étangs et de marais. Ces terres ont été peu à peu arrachées à la mer, puis exploitées pendant cinquante ans pour produire du sel. Cette activité a complètement transformé la circulation naturelle de l’eau. Le site est aujourd’hui composé principalement d’étangs, de lagunes et de prés salés. Par sa position en bord de mer, il subit directement les effets de l’érosion côtière et de la montée des eaux. En 2010, un projet d’envergure a été lancé pour laisser le trait de côte évoluer de manière contrôlée et restaurer les échanges d’eau naturels : entre les lagunes elles-mêmes, avec la mer, mais aussi avec les petits bassins versants environnants. Parmi les aménagements réalisés figurent la construction ou la rénovation d’ouvrages hydrauliques, la création d’îlots pour la reproduction des oiseaux d’eau, le démantèlement des stations de pompage, ou encore l’abandon de près de 5 kilomètres de digue. Grâce à ces interventions, cette zone littorale est devenue plus résistante face aux changements. Les paysages y ont gagné en qualité et en diversité, la biodiversité locale est mieux protégée, et les acteurs du territoire ont développé une meilleure compréhension des défis liés à la gestion d’un espace en constante évolution, exposé aux phénomènes naturels.

→ Découvrir le projet en détails : UICN France (2018). Les Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre les changements climatiques et réduire les risques naturels en France. Paris, France.

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Dépoldériser et démanteler les infrastructures côtières

La dépoldérisation peut sembler contre-intuitive au premier abord : il s’agit de « rendre à la mer » certains espaces qui en avaient été gagnés par l’homme. Concrètement, cela consiste à créer ou agrandir des zones d’expansion des eaux pour faire face aux crues ou aux submersions marines, en démantelant des infrastructures situées en zones littorales.

L’objectif est de laisser davantage d’espace aux écosystèmes pour qu’ils puissent retrouver un fonctionnement plus naturel. Ces espaces reconquis par la nature jouent ensuite un rôle d’amortisseur des aléas littoraux, protégeant d’autant mieux les zones habitées situées plus en retrait.

Cette approche nécessite évidemment une planification soigneuse et une concertation avec tous les acteurs concernés, mais elle s’avère souvent plus efficace et moins coûteuse à long terme que le maintien d’infrastructures défensives de plus en plus difficiles à protéger.

Des exemples concrets

Accompagnement de la dépoldérisation des rizières de Mana (Guyane)

Les côtes guyanaises sont parmi les plus dynamiques au monde et ce, notamment en raison des bancs de vase amazoniens qui migrent le long du littoral et provoque des variations spectaculaires du trait de côte. Dans cette zone mouvementé, la Savane Sarcelles, sur le littoral de Mana, a été convertie en polder en 1980 afin d’accueillir des rizières. Malheureusement, l’absence de banc de vase protecteur durant plus de quinze ans, dans les années 2000, a entrainé un recul dramatique du trait de côte d’un kilomètre et demi. Cette érosion massive, couplées aux difficultés économiques, ont alors entrainé l’abandon du projet rizicole. Pour autant, durant ses années de développement en zone agricole, celle-ci est devenue une terre d’accueil pour des centaines de milliers d’oiseaux, dont des limicoles migrateurs pour lesquels elle constitue une halte cruciale entre l’Amérique du Nord et du Sud. La conservation de ce site représente donc un enjeu de portée mondiale. Conscient de ces enjeux, le Conservatoire du littoral développe un projet conjugant une dépoldérisation d’une bande littorale, des travaux hydrauliques et la réouverture des milieux pour recréer une mosaïque d’habitats favorables à l’avifaune. Cette approche innovante répond simultanément à deux défis majeurs. D’une part, elle renforce la résilience du littoral en acceptant la dynamique naturelle plutôt qu’en luttant vainement contre elle par des ouvrages coûteux. D’autre part, elle restaure les fonctionnalités écologiques nécessaires à la biodiversité exceptionnelle du site.

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Dépoldérisation sur le site de la Prée Mizottière (Vendée)

Durant l’été 2020, le projet de dépoldérisation du site de la Prée Mizzotière a été mis en place afin d’opérer un recul de la digue, fragilisée par l’érosion, vers l’intérieur des terres (sur les parcelles agricoles). Avec l’accord de l’exploitant agricole, les travaux de dépoldérisation (recul de la digue) ont été réalisés, permettant la création de dix hectares de milieux naturels pouvant accueillir les marrées les plus hautes et renforcant la protection de l’exploitation agricole face aux aléas climatiques.

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Préserver et restaurer les mangroves, récifs coralliens et herbiers marins

Ces écosystèmes, particulièrement présents en outre-mer, possèdent des capacités de protection exceptionnelles qui ont été scientifiquement documentées.

Les mangroves, ces forêts tropicales amphibies, sont de véritables barrières naturelles contre les cyclones et les tsunamis. Une donnée suffit à illustrer leur efficacité : 75 % de l’énergie d’une vague est dissipée lorsqu’elle traverse 200 mètres de mangroves. Cette capacité remarquable à atténuer l’énergie des vagues permet de réduire drastiquement l’érosion côtière.

Les herbiers marins, pour leur part, agissent comme des facteurs de régulation des courants. En ralentissant les flux d’eau et en piégeant les sédiments, ils participent activement à la stabilité du littoral. Leur rôle dans le maintien de la qualité de l’eau et comme nurserie pour de nombreuses espèces marines en fait des écosystèmes particulièrement précieux.

Quant aux récifs coralliens, une étude d’évaluation économique menée par l’IFRECOR (Initiative Française pour les Récifs Coralliens) a démontré qu’ils évitent des dommages considérables liés aux inondations lors des cyclones. Ils contribuent également de manière significative à la protection des plages et du littoral contre l’érosion, tout en constituant des hotspots de biodiversité marine exceptionnels.

Des exemples concrets

Préservation et restauration des herbiers de Zostères (Bassin d’Arcachon)

Depuis le début des années 2000, les herbiers de zostères du bassin d’Arcachon ont connu une régression dramatique : 45 % de perte de surface pour la Zostère naine et 84 % pour la Zostère marine. Ce déclin s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs : canicules marines à répétition, présence de contaminants, ainsi que l’hydrodynamisme et la turbidité des eaux. La recolonisation des chenaux par les herbiers de Zostère marine est cruciale : ces prairies sous-marines stabilisent les fonds, atténuent les courants et protègent contre l’érosion, tout en servant d’habitat et de nurserie pour de nombreuses espèces.

Restauration site de mangroves dans la Caraïbe

Les mangroves de la Caraïbe orientale jouent un rôle fondamental en matière de protection côtière, d’approvisionnement et de séquestration de carbone. Pourtant, leur surface ne cesse de diminuer sous les pressions cumulées des activités humaines, des ouragans, des inondations etc. Pour ces raisons, un projet de restauration et de protection des sites de mangroves dans 5 pays territoires (Grenade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Martinique et Guadeloupe) a été lancé en 2024. Le projet s’appuie sur trois piliers complémentaires : la restauration écologique communautaire de sites dégradés, la mise en place de modèles de conservation durable, et la diffusion des connaissances à l’échelle régionale. Il intègre les communautés locales dans une vision à long terme, en développant des activités économiques respectueuses de l’écosystème et en sensibilisant les populations aux enjeux écologiques.

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Les multiples co-bénéfices des Solutions Fondées sur la Nature

Au-delà de la protection contre les risques naturels, qui constitue déjà un argument majeur, les Solutions fondées sur la Nature offrent une multitude d’autres avantages qui en font une approche véritablement gagnante sur tous les tableaux.

Pour la biodiversité

Les écosystèmes côtiers restaurés ou préservés constituent des habitats essentiels pour d’innombrables espèces animales et végétales. Ils forment des couloirs écologiques qui permettent aux espèces migratrices de se déplacer le long des côtes. Zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage, ils accueillent une biodiversité remarquable.
En restaurant ces écosystèmes pour nous protéger, nous restaurons simultanément la biodiversité. Ce double bénéfice est impossible à obtenir avec des infrastructures grises.

Pour le climat : le carbone bleu

Les écosystèmes côtiers tels que les mangroves, les herbiers marins ou les prés salés sont des puits de carbone particulièrement efficaces. Ils capturent et stockent le CO2 atmosphérique dans leur biomasse et dans les sédiments. Ce « carbone bleu » représente un atout majeur dans la lutte contre le changement climatique.

Les SFN offrent ainsi un double bénéfice climatique exceptionnel : elles permettent à la fois l’atténuation et l’adaptation (protection contre les impacts du changement climatique). Peu de solutions peuvent revendiquer une telle efficacité sur ces deux fronts simultanément.

Pour la qualité de l'eau

La végétation des écosystèmes côtiers agit comme un filtre naturel, épurant les eaux qui transitent à travers elle. Les polluants sont captés, les nutriments en excès sont absorbés, les sédiments sont piégés. Cette filtration naturelle contribue à améliorer significativement la qualité des eaux côtières, et par extension, la qualité des eaux de baignade – un enjeu majeur pour les communes littorales.

Pour le bien-être et la santé

Les espaces naturels littoraux offrent des lieux de loisirs et de détente exceptionnels. La connexion à la nature qu’ils permettent génère des bénéfices psychologiques aujourd’hui bien documentés par les études scientifiques : réduction du stress, amélioration de l’humeur, stimulation de la créativité. Ces espaces favorisent la pratique d’activités sportives en plein air, contribuant à la santé physique des populations.

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Défis & limites des Solutions Fondées sur la Nature et approches hybrides

Aussi prometteuses soient-elles, il est important de préciser que les Solutions fondées sur la Nature ne constituent pas une solution miracle universelle applicable en toutes circonstances. Comme toute approche, elles comportent des limites et doivent faire face à certains défis.

Les contraintes d'espace

Les SFN ont besoin d’espace pour fonctionner efficacement. Un système dunaire protecteur doit avoir une certaine largeur, un marais doit disposer d’une superficie suffisante pour jouer son rôle de zone tampon. Or, dans les zones très urbanisées, le foncier est rare, cher, et souvent déjà entièrement construit.

Cette contrainte peut nécessiter des choix difficiles : reculer certaines constructions, dé-imperméabiliser des zones, renoncer à certains projets d’aménagement. Ces décisions, même lorsqu’elles sont justifiées à long terme, peuvent être difficiles à accepter pour les populations et les élus locaux.

Le temps de mise en place

La restauration d’un écosystème demande du temps, parfois plusieurs années, avant d’atteindre sa pleine efficacité. On ne crée pas une dune un jour pour qu’elle nous protège de la tempête du lendemain. Cette temporalité longue peut être frustrante face à un risque immédiat et urgent.

Cette caractéristique impose une planification à long terme et une vision stratégique de l’aménagement du territoire. Elle nécessite aussi d’accepter une certaine incertitude et de faire confiance aux processus naturels.

Les défis de gouvernance

La mise en œuvre des SFN nécessite la coordination de multiples acteurs : l’État, les collectivités territoriales à différents échelons, les associations environnementales, les propriétaires privés, les acteurs économiques… Cette multiplicité d’intervenants peut complexifier la prise de décision et ralentir les projets.

L’acceptation sociale constitue aussi un enjeu majeur. Certaines solutions, comme la dépoldérisation ou le recul stratégique du trait de côte, peuvent être perçues comme un « abandon » ou une « reddition » face à la mer. Convaincre qu’il s’agit au contraire d’une approche intelligente et durable demande un important travail de pédagogie et de concertation.

Situations où les SFN seules ne suffisent pas

Il existe des contextes où les Solutions fondées sur la Nature seules peuvent s’avérer insuffisantes. Dans certaines zones très urbanisées ou particulièrement exposées, où l’espace manque cruellement et où le risque est immédiat, elles peuvent ne pas offrir une protection suffisamment rapide ou complète.

Face à ce genre de situation, et selon les contextes locaux, les SFN et les infrastructures d’ingénierie civile peuvent alors être combinées intelligemment selon le principe suivant : privilégier systématiquement les SFN en première ligne, et ne recourir aux infrastructures grises qu’en complément, là où elles s’avèrent strictement nécessaires.
Cette approche hybride permet de bénéficier des avantages des deux systèmes : la fiabilité immédiate des infrastructures en cas de besoin urgent, et les multiples co-bénéfices ainsi que la durabilité des SFN.

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Comment agir ? Le rôle de chacun

Les Solutions fondées sur la Nature ne sont pas qu’une affaire de spécialistes ou de décideurs politiques. Elles nous concernent tous, car nous sommes tous, à des degrés divers, usagers et bénéficiaires des espaces littoraux. Chacun peut contribuer à leur déploiement et à leur réussite.

Respecter les espaces naturels littoraux constitue le premier geste à la portée de tous. Lorsque vous vous promenez sur le littoral, restez sur les sentiers balisés et évitez de piétiner les dunes et la végétation dunaire. Ces plantes qui semblent fragiles jouent un rôle essentiel dans la fixation du sable. Ne prélevez pas de sable, de galets ou de plantes, même en petite quantité : multipliés par des millions de visiteurs, ces prélèvements individuels deviennent un facteur d’érosion significatif.

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Les Solutions Fondées sur la Nature en 5 questions

Que sont les solutions fondées sur la nature (SfN) ?

Les solutions fondées sur la nature (SfN) sont des actions qui s’appuient sur le fonctionnement naturel des écosystèmes pour répondre à des défis environnementaux, climatiques et sociaux. Sur le littoral, elles consistent par exemple à restaurer des dunes, préserver des zones humides ou laisser les plages évoluer naturellement pour mieux protéger les territoires.

Les littoraux sont des milieux dynamiques et vivants. Les SfN respectent cette mobilité naturelle au lieu de la contraindre. Elles permettent de réduire l’érosion, de limiter les risques de submersion marine et de renforcer la résilience face au changement climatique, tout en protégeant la biodiversité.

Parmi les SfN littorales, on retrouve :

  • la restauration et la protection des dunes,
  • la préservation des zones humides côtières,
  • la renaturation des plages,
  • la limitation de l’artificialisation du trait de côte,
  • la relocalisation d’activités humaines hors des zones à risque.
Oui, à condition d’être pensées à long terme et adaptées aux spécificités locales. De nombreuses études et retours d’expérience montrent que les SfN sont souvent plus durables, moins coûteuses sur la durée et plus bénéfiques pour l’environnement que les solutions purement techniques.
Parce que chaque année compte. Plus l’adaptation est anticipée, plus elle est efficace et juste. Miser dès aujourd’hui sur les solutions fondées sur la nature, c’est faire le choix d’un littoral vivant, résilient et accessible demain.

Table des matières

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