Les cyanobactéries, communément appelées « algues bleues », sont en réalité des bactéries capables de photosynthèse qui font partie du phytoplancton. Présentes naturellement dans tous les milieux aquatiques depuis près de trois milliards d’années, elles ont contribué à l’oxygénation de notre atmosphère et jouent un rôle fondamental dans les écosystèmes aquatiques.
Leur présence devient dangereuse lorsque certaines conditions favorisent leur prolifération excessive : eaux riches en nutriments (azote et phosphore issus de l’agriculture et des rejets urbains), températures élevées et faible brassage de l’eau. Les cyanobactéries illustrent parfaitement l’interaction entre pollution et changement climatique, car le réchauffement des eaux et la modification des régimes hydrologiques aggravent leur développement.
Un bloom (ou efflorescence) de cyanobactéries n’est pas toujours évident à repérer, mais certains indices permettent de les identifier :
⚠️ Point important à faire ressortir : une eau d’apparence claire ou normale peut malgré tout être contaminée, notamment lorsque les cyanobactéries forment des biofilms au fond de l’eau plutôt qu’un voile en surface (cas fréquent en rivière). L’absence de signe visible n’est donc pas une garantie.
Un repère simple à transmettre
« Si l’eau est trouble au point de ne plus voir ses pieds à hauteur de genoux, mieux vaut ne pas se baigner. » C’est une règle facile à retenir et à partager en carrousel.
Cyanobactéries planctoniques vs benthiques
Utile à préciser car les deux se comportent différemment :
Planctoniques : en suspension dans l’eau, forment des blooms visibles en surface (lacs, plans d’eau stagnants)
Benthiques : fixées au fond, forment des biofilms/tapis parfois indétectables à l’œil nu (fréquentes en rivière — c’est ce type qui est impliqué dans la plupart des intoxications mortelles chez les chiens)
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