Depuis 35 ans, nous veillons sur l’Océan — ce grand bleu qui recouvre 70 % de notre planète et régule notre climat. Trente-cinq ans de mobilisation pour enrayer les pollutions qui le menacent, lui et l’ensemble des écosystèmes aquatiques. Trente-cinq ans d’actions de terrain, parfois visibles et mobilisatrices, parfois discrètes dans les couloirs des institutions européennes. Trente-cinq ans à transmettre notre connaissance de l’Océan à des publics aussi divers que passionnés.
Mais depuis plusieurs mois, ce combat devient plus difficile à mener. La réduction des financements publics et le contexte économique incertain sont devenus une menace bien réelle pour de nombreuses ONG — et Surfrider n’y échappe pas.
Le secteur associatif sous pression
Depuis près de deux ans, l’ensemble du monde associatif fait face à diverses difficultés :
- le recul et la repriorisation des financements publics ;
- la diminution des financements privés, dans un contexte de manque de visibilité pour les entreprises et de concurrence accrue entre associations ;
- la hausse des coûts de fonctionnement, dans un contexte d’inflation qui s’installe dans la durée.
Les ONG environnementales sont particulièrement exposées.
Dans un climat géopolitique et politique marqué par un rejet croissant des discours écologiques, elles peinent à maintenir leurs ressources. Plusieurs d’entre elles ont déjà dû prendre des décisions difficiles et se séparer d’une partie de leurs salarié·es. Malheureusement, Surfrider ne fait pas exception.
Une décision douloureuse, mais nécessaire
L’engagement, la motivation et l’ingéniosité ne suffisent pas toujours à faire face aux contraintes structurelles. Malgré des efforts importants — réduction des coûts, non renouvellement des CDD en cours, recherche active de financements, réorganisation interne — Surfrider et sa filiale se trouvent aujourd’hui dans l’obligation de mettre en oeuvre un projet de licenciements économiques portant sur moins de 10 postes en France, sur un effectif total de 57 salarié-es.
Ce projet n’a pas été envisagé à la légère.
Elle vise à rétablir l’équilibre budgétaire de l’association d’ici 2027, et surtout à préserver la capacité de Surfrider à poursuivre son action sur le long terme — pour un Océan et des écosystèmes aquatiques protégés.
Car si les associations telles que Surfrider venaient à disparaître sous le poids des difficultés financières initiées par les politiques publiques, qui agirait sur le terrain pour lutter contre les pollutions ? Qui porterait des propositions ambitieuses auprès des décideurs politiques ? Qui représenterait et informerait les citoyens et citoyennes sur les menaces qui pèsent sur les milieux aquatiques et, avec eux, sur notre santé ?
L’Océan ne peut pas plaider sa propre cause. Nous sommes sa voix.
Nous allons tenir.
En 35 ans d’existance, Surfrider a traversé des tempêtes.
Celle-ci est, sans doute, l’une des plus éprouvantes de son histoire.
Mais nous allons faire face.
Si nous sommes ébranlés pour le moment, il ne fait aucun doute que nous allons nous relever, plus solides que jamais, et continuer à nous battre pour ce grand bleu qui nous est si cher.
Les dons représentent 50% de notre budget.
Sans eux, nous ne pouvons pas continuer à agir sur le terrain, à défendre des mesures ambitieuses pour la protection de l’Océan auprès des institutions, à informer sur les dangers qui pèsent sur les écosystèmes aquatiques.
L’Océan et les cours d’eau ne peuvent pas se défendre seuls.
C’est à nous d’agir.
Grâce à nos donateurs et donatrices, nous pouvons continuer à nous battre pour un Océan en bonne santé, pour les générations futures.
Chaque geste compte, chaque don est une preuve de confiance et un engagement à nos côtés pour un Océan préservé.
Il n’y a pas de petit don, il n’y a qu’une grande générosité.