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Pollutions chimiques

La pollution chimique est engendrée par des rejets de produits chimiques à la fois d’origine industrielle et domestique. Elle peut résulter notamment de l’utilisation de pesticides, de détergents ou encore de métaux lourds. Aujourd’hui, elle n’est pas considérée dans les contrôles de la qualité de l’eau de baignade. Pourtant, elle représente un risque considérable pour la vie humaine et marine.

La pollution domestique

Les micropolluants, qu’est-ce que c’est ?

Principalement d’origine synthétique, issus de la pétrochimie, on les retrouve dans les produits d’entretien, les cosmétiques, les médicaments ou encore les pesticides. Ces molécules ont la particularité d’être persistantes (elles ne se dégradent que peu ou pas dans le milieu naturel), et se retrouvent donc dans nombreux organismes. Irritants, corrosifs, allergisants, perturbateurs endocriniens, cancérigènes, la liste de leurs effets sur la santé est longue.

Ces micro-polluants ont également des effets sur les écosystèmes dans lesquels ils sont rejetés et peuvent par exemple avoir des effets sur la reproduction des poissons.

Comment lutter contre ?

Il existe des alternatives durables et moins polluantes pour les ressources en eau. Adapter nos modes de consommation, faire attention dans le choix des produits que nous utilisons. Surfrider te propose de fabriquer tes propres produits d’hygiène et d’entretien à travers des nouveaux tutoriels sur la plateforme éducative de Surfrider : Ocean Campus. Dentifrice, shampoing solide, savon exfoliant, baume à lèvre ou encore lessive, pastille pour le lave-vaisselle ou pour les WC.

Au-delà des avantages écologiques, la réalisation de ses propres produits d’entretien et d’hygiène est l’occasion de faire de nouvelles activités en famille, pour le bien-être de tous !

L’antibiorésistance

Aux origines du problème

L’utilisation intensive et parfois abusive des antibiotiques dans le milieu médical et pour l’élevage est à l’origine du problème. Les bactéries résistantes se développent dans ces milieux médicalisés et sont rejetées par les organismes dans les eaux usées qui sont ensuite traitées en stations d’épuration. Aujourd’hui, peu de stations d’épuration traitent les rejets médicamenteux. Les eaux côtières contiennent alors des bactéries résistantes et des résidus antibiotiques qui vont continuer d’agir sur les autres bactéries.  

Les risques sanitaires

L’antibiorésistance est un enjeu majeur de santé publique mondiale puisqu’on estimait en 2014 qu’elle était responsable de 50 000 morts en Europe et 700 000 morts par an dans le monde. Le problème majeur de l’antibiorésistance est que les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques de dernier recours, pour lesquels aucune bactérie n’était jusqu’à présent résistante. Malgré le caractère urgent de la situation, peu d’organismes se saisissent du sujet afin de mener des actions de prévention et d’informations auprès du public. 

L’engagement de Surfrider Foundation

Ainsi, la pollution chimique n’est pas encore assez maitrisée et cause d’importants dégâts sur l’environnement et la santé humaine. Pour Surfrider, les efforts doivent se concentrer sur la réglementation. Dans le cadre sa grande campagne de consultation Voice for the Ocean, Surfrider a souhaité solliciter l’opinion des citoyens afin de faire émerger des priorités sur ces problématiques et proposer des mesures adaptées au niveau européen.

“Solliciter l’opinion publique pour influer sur la législation.”

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