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Castets, France

Dans le sud des Landes dans la commune de Castets, la mairie s’apprête à vendre un terrain de 10 ha pour permettre à l’entreprise Wavelandes de construire un surf Park géant, à 20 km de l’océan et des vagues naturelles !

Alertés par la parution d’un article de presse le 22 juillet 2021 précisant que la société Wavelandes souhaitait construire un surfpark, un groupe d’associations locales s’est rapidement mis au travail pour informer et mobiliser le grand public. Notamment par la publication d’un communiqué de presse paru le 4 octobre auprès de la presse locale et nationale ainsi que la mise en ligne d’une pétition.
Il s’agissait de très vite créer un consensus contre le projet pour que les investisseurs nécessaires à sa réalisation hésitent à s’engager.

Les défenseurs

L’opposition au projet regroupe plusieurs associations: l’antenne Landes de Surfrider, Amis de la Terre 40, Attac Landes Côte Sud, Collectif des Associations de Défense de l’Environnement du Pays Basque et du sud des Landes (CADE), Collectif Landes Urgence Climat et Environnement, Collectif des Surfeurs du Born, Collectif des Surfeurs Landais, France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine (FNE NA), Landes Environnement Attitude (LEA), Sepanso Aquitaine, Surfrider Foundation Europe, Surfrider Gironde, Surfrider Côte Basque, Synapse Crew Europe, Urgence Climat Landes.

Pour exposer leurs arguments, le collectif a mis en ligne une page Facebook qui donne 24 raisons (tant économiques, écologiques ou surfistiques) de dire NON AU SURFPARK DE CASTETS. Une manière de dire haut et fort : « vous voulez construire une piscine à vague pour nous, mais nous n’en voulons pas ! ».

Problème environnemental

Les défenseurs s’attendent à une consommation d’eau et d’électricité très importante. Par exemple, la consommation d’eau potable publique serait équivalente à plus de 120 piscines olympiques sur 11 mois/an.

La construction du surfpark et le bétonnage qu’il induit provoqueraient la destruction de la forêt et de sa biodiversité.

Avec le classement du bassin surf en activité nautique et non en baignade artificielle, sans aucun suivi de l’Agence Régionale de Santé des Landes, les pratiquants pourraient se poser des questions sur les risques potentiels pour la santé.

Ce projet de Castets est le seul projet de piscine à vagues artificielles non encore abandonné en France, à la suite de l’arrêt – pour raisons de bon sens, d’écologie, de rentabilité économique et de pression de la société civile – des autres projets (les 3 projets précédents dans les Landes, ainsi que ceux de Sevran en région parisienne, Saint-Père-en-Retz en Bretagne, Lacanau et Saint-Jean-de-Luz).

Par ailleurs, un surfpark consomme de l’énergie pour créer des vagues. 1,6 kWh pour une vague de petite taille (1,2 m pendant 10 s), trois fois plus pour une vague de 1,5 m de 15 s et les chiffres continuent d’augmenter de façon exponentielle pour des vagues plus grosses. Sachant qu’un foyer français de 4 personnes (2 adultes et deux enfants) consomme 13,7 kWh par jour, chaque surfeu.r..ses utilise l’électricité de trois familles par jour pour une session d’une heure sur des vagues de taille moyenne. Sans compter l’énergie nécessaire pour les commerces, les bureaux, l’hôtel et le système de filtration de l’eau, qui double encore les besoins quotidiens.

Dans le contexte actuel de changement climatique, nous ne voyons pas l’intérêt de ce projet.

Notre requête

Nous souhaitons empêcher la construction de ce surfpark à Castets.

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